C'est pour ce week-end : dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, à 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures. Le passage à l'heure d'hiver tombe particulièrement tôt cette année, parce que le 31 octobre est un samedi. La dernière fois que c'est arrivé si tôt, c'était en 2020.
Pour un coureur, ce changement n'est pas un détail : du jour au lendemain, la nuit tombe une heure plus tôt le soir. Plutôt que de le subir, profitons-en pour réorganiser notre semaine d'entraînement.
Dimanche 25 : une heure offerte
Commençons par la bonne nouvelle : la nuit de samedi à dimanche dure une heure de plus. C'est le moment idéal pour bien dormir avant la sortie du dimanche, ou pour s'offrir un footing tranquille sans rogner sur la grasse matinée.
Seul piège : les montres connectées et les téléphones se mettent à jour tout seuls, mais pas le vieux réveil de la table de nuit ni l'horloge du four. Vérifiez la veille, ce serait dommage d'arriver au rendez-vous avec une heure d'avance (ou de retard).
Le corps s'adapte en quelques jours
Une heure de décalage, c'est un tout petit « jet lag ». La plupart d'entre nous le digèrent en quelques jours, parfois avec un peu de fatigue ou un sommeil moins bon au début. Cette semaine-là, on ne programme pas sa séance la plus dure dès le lundi : on garde des footings faciles, le temps que l'horloge interne se recale.
Pour aider le corps, rien de tel que la lumière du matin et des horaires de coucher réguliers. On en parlait dans notre article sur le sommeil du coureur.
Repenser ses créneaux de la semaine
Le changement d'heure déplace la lumière : les matins sont un peu plus clairs pendant quelques semaines, et les soirées beaucoup plus sombres. Trois options pour s'organiser :
- Passer une séance au matin. Juste après le changement, un footing avant le travail se fait de nouveau de jour. C'est le bon moment pour essayer, avant que les matins ne redeviennent sombres en décembre.
- Tenter le créneau du midi. Trente minutes à l'heure du déjeuner, c'est la séance la plus lumineuse et souvent la plus douce de la journée en hiver.
- Garder le soir, mais équipé. Si le soir reste votre seul créneau, pas de souci : frontale, vêtements réfléchissants et parcours connus. Tout est dans notre guide pour courir dans le noir.
L'idéal : prendre cinq minutes ce week-end, poser sa semaine sur un papier, et décider quelle séance passe à quel créneau. Une séance planifiée, c'est une séance qu'on ne saute pas.
Matin froid : on soigne l'échauffement
Courir le matin en novembre, c'est souvent courir dans le frais, voire dans le brouillard qui monte des vignes. Le corps sort de la nuit, les muscles sont plus raides : on démarre très lentement, on ajoute quelques gammes (montées de genoux, talons-fesses) et on garde les accélérations pour la fin de séance.
Côté tenue, le système des couches marche bien : une première couche respirante, une veste coupe-vent, et des gants qu'on peut glisser dans une poche quand on se réchauffe.
Au moins une sortie au grand jour
Quel que soit votre planning, essayez de garder une sortie par semaine en pleine lumière. C'est bon pour le moral, pour le sommeil, et pour les réserves de vitamine D, comme on l'expliquait dans notre article sur le sujet. Le week-end, la sortie du club est faite pour ça.
Et quand il fait nuit à 18 heures et que le canapé vous fait de l'œil, rien ne vaut un rendez-vous avec le groupe pour sortir quand même. Les créneaux du club sont sur la page Entraînements. Prochain rendez-vous avec la lumière : le retour à l'heure d'été, le 28 mars 2027.
